05.11.2008

Barak Obama Président US : Comme une brise légère

Obama serait-il devenu en quelques heures le nouveau dieu de nos temps post-modernes ? Le sauveur du monde en quelque sorte… Avec lui, la crise sera bientôt finie… Avec lui, les minorités seront respectées partout sur la planète… Avec lui, les Etats-Unis deviendront les leaders de la lutte contre les gaz à effet de serre… Avec lui, la vie sera belle, les hommes et les femmes s’aimeront, il n’y aura plus de guerre…

Rien que de l’écrire, je me rends compte que c’est absurde, que cet homme reste un homme. Et que même s’il est à la tête d’une grande nation démocrate, il n’aura pas tous les moyens en mains pour tout changer…

Pourtant, ce matin, c’est bien une brise légère qui se répand sur le monde. Comme un souffle d’air frais qui s’appelle enthousiasme et espérance. A nous désormais, avec lui, de transformer l’espoir qu’il fait naître, en travaillant là où nous sommes aux dégâts de la crise, au respect et à la solidarité envers les minorités et les plus fragiles, à la lutte contre les dégradations de notre terre, à la convivialité et à la paix au quotidien.

Yves Reinkin
Député Ecolo
5 novembre 2008

05.05.2008

VerDi: il est temps que les partis s’unissent enfin !

Patatra, les 40 millions d’euros européens espérés pour réaliser un important travail de revitaliser urbaine entre Verviers et Dison semblent devoir fondre comme neige au soleil. Voici qu’on nous annonce qu’il n’y aurait plus que 13 millions pour redynamiser la zone allant du quartier d’Hodimont et le centre disonais, en passant par l’important dossier du réaménagement du site Interlac… Autant dire que tous ces beaux projets ont aujourd’hui du plomb dans l’aile.
Pourtant, tout semblait être en bonne voie. Le dossier VerDi avait fait l’objet d’une excellente évaluation de la part de la task force chargé d’analyser les nombreux projets wallons.
Que s’est-il donc passé pour en aboutir à ce possible fiasco ? Tout simplement, le risque d’un nième remake affligeant du drame de la Wallonie socialiste, celles du nécessaire saupoudrage pour faire plaisir à tous les « camarades ». Puisqu’il y a trop de projets pour la somme à dépenser, on donnerait un peu à tout le monde, au risque de ne rien faire en profondeur. C’est ce qui s’est passé dans le Hainaut avec les objectifs européens gérés par les socialistes. C’est ce qui risque de se dérouler sous nos yeux avec l’argent du Feder. On distribuerait ainsi un à Seraing (Mathot-PS), beaucoup à Liège (Demeyer –PS) et à Herstal (Daerden fils-PS), et encore un peu à Verviers-Dison (Desama-Ylieff – PS).
Tout le monde sera content, alors ? Que nenni, évidemment. Car il y aura sans doute des socialistes plus égaux que d’autres. Et quand on est fils à pôpa…
Alors que faire ? A présent, voici nos socialistes verviétois qui prennent la plume pour écrire à tous leurs camarades au gouvernement wallon pour leur demander de soutenir leur projet (sous entendu, plutôt que celui des autres). Sommet du ridicule, André Frédéric, président fantôme, mais encore quelques semaines du Forum des Forces Vives verviétoises, veut une réunion en urgence… On se demande pourquoi il n’a pas convoqué la moindre réunion de ce Forum depuis plus d’un an… Celle-ci n’aurait-elle pas permis à toutes les groupes politiques et aux partenaires sociaux de se saisir du dossier dès le départ et de le porter ensemble… ? Seulement voilà, avant la « mauvaise nouvelle », le but de nos édiles rouges locaux étaient sans doute de se mettre une fleur à leur chapeau. A présent, il faut sauver le navire et on convoque en urgence.
Pour Ecolo, il est à la fois urgent de se réunir, non seulement pour le projet VerDi, mais pour enfin mener une réflexion en profondeur sur l’avenir économique et social que nous désirons pour notre arrondissement. Il est urgent que les quatre partis démocratiques de l’arrondissement portent ensembles les projets qui dépassent les enjeux purement communaux. Pour ce faire, il faut que le PS verviétois sorte d’une forme d’arrogance dépassée et constate qu’il ne peut mener à bien ces dossiers uniquement entre camarades. Il y a urgence à prouver à la population de notre arrondissement que les partis politiques sont capables de transcender leurs différences pour réussir des projets qui doivent soutenir l’économie, mais aussi d’autres matières telles la mobilité, la santé et la culture dans notre sous-région.

15.04.2008

Drame d’Angleur : Ecolo demande des auditions

Le décès d’un enfant de 21 mois dont la famille était pourtant suivie par les services sociaux interpelle durement la Communauté

Il faut rapidement évaluer la capacité de la Communauté française.

On ne peut qu’être interpellé par les circonstances de ce décès alors que la famille était suivie par l’ONE et par le SAJ. C’est pourquoi Ecolo demande que les responsables de la politique de protection de la jeunesse et de lutte contre la maltraitance soient entendus dans les plus brefs délais en Commission des Affaires sociales et de l’Aide à la jeunesse. Ces auditions ne doivent évidemment pas interférer avec les enquêtes en cours. Il ne s’agit pas pour le Parlement d’évoquer les responsabilités individuelles mais bien de répondre aux questions suivantes :

-Les secteurs de la petite enfance et de l’aide à la jeunesse ont-ils les moyens humains de lutter vraiment contre les situations de maltraitance ?

-Quelle coordination entre les services qui interviennent sur le terrain en la matière ?

Dans la prise en charge des enfants en danger, un travail indispensable est assuré au quotidien par les travailleurs sociaux. Il faut, néanmoins, s’assurer que les conditions collectives soient réunies pour assurer l’efficacité de ce travail. Et le cas échéant, rédiger des propositions pour que l’action des travailleurs sociaux puisse être améliorée et correctement dotée. C’est la responsabilité première du pouvoir politique.

Yves Reinkin
Député communautaire

29.02.2008

Un four, ça sert à faire du pain…

« Celui qui ignore son histoire est condamné à la revivre », dit le philosophe. C’est sans doute pour cela, par volonté de ne pas oublier le passé tout en construisant l’avenir, que j’accompagne plus de 130 jeunes à Auschwitz et Birkenau. Pour eux, garçons et filles de 16 ans, tous en 5ème secondaire, le voyage est obligatoire. Il fait partie intégrante du projet pédagogique de leur école. Loin des périples touristiques et culturels de fin d’Humanités, le passage par les camps de la mort nazis se définit comme temps de travail de mémoire et d’éducation à la citoyenneté.

Impossible de dire en quelques mots tout le vécu de ces jours dans l’enfer de l’humanité. Impossible d’en dire tout le contenu, tout le ressenti et tout le partagé. Reste donc quelques images (voir galerie) et quelques paroles de jeunes...

Parmi celles-ci, une m’a particulièrement touché. Après avoir découvert l’organisation méthodique de la solution finale et les bâtiments des chambres à gaz, un d’entre eux s’exclame : « Pourtant, un four, ça sert à faire du pain ! ». Bon sang, mais c’est bien sûr, un four ça réchauffe, ça cuit un bon petit plat ou ça fait monter le pain que l’on partagera à table. Un four, c’est un outil au service de la vie et du plaisir. Pourtant, un jour dans l’histoire, des hommes intelligents, des ingénieurs, des scientifiques, ont imaginé des fours pour brûler et faire disparaître d’autres hommes… Est-ce la haine, l’esprit de revanche de 14-18, l’appât du gain, l’obéissance aveugle, la manipulation, la peur des représailles en cas de refus… qui menèrent ces personnes à accomplir de tels actes ? Un peu de tout cela sans doute. Mais le résultat est là, devant nos yeux et sous nos pieds. Auschwitz et Birkenau sont à jamais en nous. Restent dans nos esprits les valises, les lunettes, les bijoux, les boites de cirage, les peignes, les photos… de tous ceux et celles qui y ont été assassinés, d’un coup ou à petits feux.

Et chacun de se dire : Pourrions-nous agir encore ainsi aujourd’hui ? A quels ordres injustes venus de quelles autorités serions-nous prêts à obéir ? Quelle serait notre capacité de résistance ? Jusqu’où irions-nous pour éviter les ennuis et risquer d’être mals vu en osant refuser un acte de violence, de mépris, de racisme qui se passe devant nous ? Je ne réponds pas trop vite à ces questions. Je les porte plutôt en moi. Et je regarde notre société où tant d’hommes, de femmes et d’enfants sont rejetés et maltraités pour leur couleur, leur sexe, leur origine sociale, leur religion… Pour ceux-là, chez nous, dans nos maisons, quartiers, écoles, lieux de travail, transports… ni train de la mort, ni four. Mais combien de regards et de paroles gratuites qui excluent et tuent tout autant…

Face à cela, voir Birkenau, c’est plonger en soi-même et affronter notre condition humaine, notre peur des autres, tous différents de nous. Et, conscients de nous-mêmes, oser un autre chemin. Celui qui nous conduit à dire avant chaque contact : « si tu es différent de moi, tu m’enrichis ». Et voir dans chaque personne rencontrée un compagnon désiré. « Compagnon » signifie « celui avec qui on partage le pain ». Ce pain que l’on cuit au four… et qui fait tellement vivre !

Je voudrais terminer en remerciant Thomas, Aurélie, Bruno, Patricia et tous les autres étudiants, professeurs et éducateurs rencontrés lors de ce périple. Qu’ils sachent que ce voyage fut pour moi, grâce à eux, un temps de vérité, de respect et d’espoir…

08.11.2007

Merci Tinne

Ils l’ont fait. Ils ? Qui donc ? Le CD&V-N-VA, le SP.A-Spirit, l’Open VLD et les fachos du Vlaams Belang. Une seule a refusé de voter « pour » la scission de BHV. Elle n’a que 29 ans. Elle est de Koekelberg. Son nom, retenez-le : Van Der Straeten. Elle fait partie de Groen !. Au parlement, son parti ne forme qu’un groupe politique avec Ecolo. On n’a pas le même avis sur tout entre les Verts flamands et francophones. Mais on se parle, on se confronte, on dialogue. Ce faisant, on apprend surtout à se respecter et à travailler davantage sur ce qui nous unit plus que sur ce qui divise. Ça, les autres partis l’ont oublié. Qui a-t-il encore comme liens entre les catholiques flamands et francophones ? Et malgré les beaux airs de façade, c’est le même problème au niveau des libéraux et des socialistes.
Ce 7 novembre, le Parlement belge est, durant quelques heures, devenu le Parlement flamand. C’est intolérable et les francophones ont le droit d’être en colère. Mais par-delà l’émotion et l’inquiétude, il est temps que se lèvent des hommes et des femmes d’Etat. Des personnes qui osent, au risque de froisser un électorat, réfléchir au bien commun de tous les belges, et pas seulement d’une communauté, ou d’une région, ou d’une province. En s’abstenant de voter la scission de BHV et avec les fachos, Tinne, haute de ses 29 printemps et de son dialogue permanent avec ses collègues francophones d’Ecolo, a fait montre de bien plus de sens de l’Etat que tous les dinosaures des partis traditionnels flamands. Merci à elle.8d67a6261c623046e827521a425a60cb.jpg

25.10.2007

Chagrin d’amour pour le décret inscription

Souvenez-vous. C’était début des années ‘80. Un groupe inconnu baptisé « Chagrin d’amour » est au top du hit avec un refrain facile à retenir : « chacun fait, fait, fait, c’qu’il lui plaît, plaît, plaît… ».
Et bien, depuis quelques jours, le voici revenu à la mode. Cette fois, c’est autour du décret « inscription » des enfants en 1ère et 2ème année du secondaire que certains l’entonnent. D’un côté, le secrétariat de l’enseignement catholique (SEGEC). Il estime que la circulaire qui précise les modalités d’application du décret est « inapplicable en regard des intentions du législateur et des engagements pris à l’égard des parents ». Et d’en prendre pour preuve l’avis du député cdH, co-auteur du décret, qui confirme que « l’intention initiale était bien d’organiser une période transitoire (deux ans) où les enfants inscrits en 5ème et 6ème primaire dans toute école fondamentale que les parents savaient liée à une école secondaire ». Autrement dit, que les enfants de plusieurs écoles primaires liées à une école secondaire seraient prioritaires à l’inscription ! Vu cette lecture du décret, le SEGEC invite donc ses directeurs d’écoles (58% des écoles secondaires sont catholiques) à ne pas suivre la circulaire de la ministre Arena.
Ce 23 octobre, j’interroge l’autre côté, à savoir la ministre pour lui demander que penser. Doit-on suivre sa circulaire ou le décret ? Ce décret sera-t-il appliqué partout de la même manière ou l’enseignement libre pourra-t-il faire selon la lettre envoyée aux directeurs de son réseau ? Boum, la ministre n’est pas contente sur le SEGEC. Pour elle, sa circulaire est parfaitement cohérente avec le décret. Ce ne sont pas toutes les écoles primaires liées à une école secondaire qui seront prioritaires, mais bien une seule. Et de dire « qu’il est peu responsable de sa part (au SEGEC donc) d’envoyer un courrier incitant les directeurs à ne pas respecter une circulaire légale ». Et d’ajouter : « Mais bien sûr, chacun est libre, et le SEGEC a le droit de conseiller ce qu’il veut ». Dingue, non… Pour finir, qui a raison et comment cela va-t-il se passer ? Est-ce comme à l’école des fans du regretté ex-mari de Cecilia S. : « tout le monde gagne » ? Et donc tout le monde fait comme il veut ? Au secours, y a-t-il encore une ministre dans la salle… ?
Questions subsidiaires quand même : Si la ministre a raison, en cas où plusieurs écoles primaires seraient liées à une secondaire, laquelle verra ses élèves prioritaires à l’inscription ? Et si les écoles libres ne suivent pas la circulaire légale de Mme Arena plutôt que le décret sur les inscriptions, que se passera-t-il ? Y aura-t-il des sanctions ? Les enfants inscrits en contradiction avec la circulaire devront-ils être désinscrits ? Un parent qui n’aura pas pu inscrire son enfant dans une école, parce qu’un autre aura été prioritaire, « illégalement » selon la ministre, pourra-t-il obtenir réparation ?
Franchement, que ce décret est chagrin. Et son résultat est tellement loin de ce qu’il voulait pourtant promotionner : une plus grande mixité sociale dans les écoles… Mais dans l’affaire, ce qui est certain, c’est que ce sont les parents et les enfants qui risquent d’en pleurer, dans ou hors des files le 30 novembre prochain !

Dur à comprendre, direz-vous. C’est vrai. Si vous avez un problème, n’hésitez pas à me contacter : 0478/44.72.67.

08.10.2007

Rentrée scolaire. Education et formation au coeur du projet commun pour la Wallonie et Bruxelles

Pour la rentrée, Jean-Michel Javaux, Marcel Cheron, Yves Reinkin et Paul Galand ont souhaité faire le point sur quelques dossiers, essentiellement dans le domaine de l’éducation et de la formation, tant il est évident que les politiques menées dans ces deux secteurs sont au cœur de la définition d’un projet commun pour tous les francophones.

Ecolo a dit sa disponibilité pour travailler très concrètement à l’émergence d’un projet commun pour la Wallonie et Bruxelles. Un projet qui améliore l’efficacité des politiques au bénéfice des citoyens. Nous l’avons dit, le succès de la démarche proposée par Madame Arena ne sera cependant assuré que si les éléments suivants sont rencontrés :

* L’accord de tous les partis est nécessaire pour entamer la démarche.
* Il faut associer les Gouvernements, les Parlements et la Société civile. L’école et ses partenaires, les Universités, les Hautes écoles, le monde de la Culture, de l’Entreprise, de l’Associatif et du Non-marchand.
* Mais surtout, la démarche doit être centrée sur les thèmes prioritaires pour notre avenir. Pour Ecolo, les thèmes suivants doivent être abordés :
o La construction et l’émergence d’un projet culturel innovant et tolérant, qui assume l’ouverture et la multiculturalité, notamment en osant l’accord de coopération culturelle avec la Flandre ;
o Les fondations d’une bonne gouvernance qui rencontre les exigences d’éthique, d’efficacité et d’intégration des institutions ;
o Le développement économique des Régions wallonne et bruxelloise. Au lieu de s’en tenir à une existence côte à côte, nous voulons faire de cette proximité une plus-value ;
o Le développement durable doit constituer une préoccupation transversale, au bénéfice des citoyens. Ainsi, comment améliorer la mobilité et prendre en compte les besoins des navetteurs ? Comment rencontrer les défis liés aux relations entre les générations ?
o Et enfin, la formation et l’éducation ont un rôle capital à jouer dans ce développement. L’enseignement technique et professionnel en particulier doit apporter une réponse au chômage des jeunes.

Sur plusieurs de ces thèmes, nous voulons tracer aujourd’hui des pistes d’avenir.