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25.10.2007

Chagrin d’amour pour le décret inscription

Souvenez-vous. C’était début des années ‘80. Un groupe inconnu baptisé « Chagrin d’amour » est au top du hit avec un refrain facile à retenir : « chacun fait, fait, fait, c’qu’il lui plaît, plaît, plaît… ».
Et bien, depuis quelques jours, le voici revenu à la mode. Cette fois, c’est autour du décret « inscription » des enfants en 1ère et 2ème année du secondaire que certains l’entonnent. D’un côté, le secrétariat de l’enseignement catholique (SEGEC). Il estime que la circulaire qui précise les modalités d’application du décret est « inapplicable en regard des intentions du législateur et des engagements pris à l’égard des parents ». Et d’en prendre pour preuve l’avis du député cdH, co-auteur du décret, qui confirme que « l’intention initiale était bien d’organiser une période transitoire (deux ans) où les enfants inscrits en 5ème et 6ème primaire dans toute école fondamentale que les parents savaient liée à une école secondaire ». Autrement dit, que les enfants de plusieurs écoles primaires liées à une école secondaire seraient prioritaires à l’inscription ! Vu cette lecture du décret, le SEGEC invite donc ses directeurs d’écoles (58% des écoles secondaires sont catholiques) à ne pas suivre la circulaire de la ministre Arena.
Ce 23 octobre, j’interroge l’autre côté, à savoir la ministre pour lui demander que penser. Doit-on suivre sa circulaire ou le décret ? Ce décret sera-t-il appliqué partout de la même manière ou l’enseignement libre pourra-t-il faire selon la lettre envoyée aux directeurs de son réseau ? Boum, la ministre n’est pas contente sur le SEGEC. Pour elle, sa circulaire est parfaitement cohérente avec le décret. Ce ne sont pas toutes les écoles primaires liées à une école secondaire qui seront prioritaires, mais bien une seule. Et de dire « qu’il est peu responsable de sa part (au SEGEC donc) d’envoyer un courrier incitant les directeurs à ne pas respecter une circulaire légale ». Et d’ajouter : « Mais bien sûr, chacun est libre, et le SEGEC a le droit de conseiller ce qu’il veut ». Dingue, non… Pour finir, qui a raison et comment cela va-t-il se passer ? Est-ce comme à l’école des fans du regretté ex-mari de Cecilia S. : « tout le monde gagne » ? Et donc tout le monde fait comme il veut ? Au secours, y a-t-il encore une ministre dans la salle… ?
Questions subsidiaires quand même : Si la ministre a raison, en cas où plusieurs écoles primaires seraient liées à une secondaire, laquelle verra ses élèves prioritaires à l’inscription ? Et si les écoles libres ne suivent pas la circulaire légale de Mme Arena plutôt que le décret sur les inscriptions, que se passera-t-il ? Y aura-t-il des sanctions ? Les enfants inscrits en contradiction avec la circulaire devront-ils être désinscrits ? Un parent qui n’aura pas pu inscrire son enfant dans une école, parce qu’un autre aura été prioritaire, « illégalement » selon la ministre, pourra-t-il obtenir réparation ?
Franchement, que ce décret est chagrin. Et son résultat est tellement loin de ce qu’il voulait pourtant promotionner : une plus grande mixité sociale dans les écoles… Mais dans l’affaire, ce qui est certain, c’est que ce sont les parents et les enfants qui risquent d’en pleurer, dans ou hors des files le 30 novembre prochain !

Dur à comprendre, direz-vous. C’est vrai. Si vous avez un problème, n’hésitez pas à me contacter : 0478/44.72.67.

23.10.2007

Le ballon blanc

Samedi 20 octobre, Place la Monnaie à Bruxelles. 500 ballons noirs, 1 ballon blanc… Celui de l’espoir… Mais il est ténu… A peine une centaine de personnes pour le soutenir. Et quelques parlementaires Ecolo et Groen !. Soutenir, porter, renforcer, garantir… à ceux-là que nous ne les oublions pas et que nous allons nous battre pour faire respecter leurs droits et renforcer la lutte contre ce foutu matériau. Non, le combat contre l’amiante et pour le respect de ses victimes n’est pas fini. Le fonds amiante pour indemniser les victimes du travail est incomplet. Car seules les personnes exposées directement au risque ont droit à une indemnisation. Et tous les cas de cancers causés par l’amiante chez des personnes qui n’ont pas travaillé dans ce secteur ? Rien pour eux. Dans le même esprit, nous exigeons qu’un cadastre de tous les bâtiments publics, des écoles aux crèches, des hôpitaux aux centres culturels soit enfin réalisé…, soit hiérarchisé et soit pris en compte dans les budgets des différents gouvernements… Il y avait 500 ballons noirs ce samedi. Mais c’est le ballon blanc que je veux continuer à garder à l’esprit...

19.10.2007

Au Togo ou en Belgique: lutter contre la misère partout

1h du matin ce mercredi 17 octobre. Je quitte Lomé, au Togo, où je viens d’accomplir une mission d’observation des élections législatives mise sur pieds par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Ici, le salaire moyen annuel tourne autour de 300 € et la misère côtoie la plus grande richesse. Malgré quelques imperfections, le scrutin s’est bien passé. Tant à Sokodé qu’à Tchamba où j’avais été envoyé, j’ai pu contempler un peuple voulant en finir avec la souffrance de plus de vingt années de régime dictatorial. « Nous avons assez souffert, me dit un président de bureau de votes. Merci d’être là pour nous soutenir et nous rassurer. Et allez dire que le peuple Togolais veut la démocratie ».
18h, ce même 17 octobre. Je suis Place Saint Lambert à Liège pour « célébrer » la journée internationale de lutte contre la misère créée il ya 20 ans par le Père Joseph Wresinsky, fondateur d’ATD Quart-Monde. Il y a foule. Enfin, il y a du monde… J’y retrouve des compagnons de longues dates, des politiques, des associatifs surtout. Et aussi ces anonymes, témoins sur leur visage et dans leur corps que la misère, c’est aussi chez nous. Et que c’est insupportable qu’un belge sur sept continue à vivre dans de telles conditions.
Au Togo, à Liège et ailleurs dans le monde, lutter contre la misère et pour la dignité de l’Homme est un devoir sacré.

10.10.2007

RTBF: Blabla pour les petits à 16h05, c'est trop tôt!

Question orale du député Yves REINKIN à Madame Fadila LAANAN, Ministre en charge de l’audiovisuel

RTBF – HEURE DE PROGRAMMATION DE L’EMISSION POUR ENFANTS « BLABLA »

Madame la Ministre,

Lors de la rentrée 2004, vous avez été interpellée à propos de l’heure de diffusion d’une émission bien connue des moins de 12 ans, l’émission « Blabla », qui avait été avancée de 17h15 à 16h30. Vous aviez confirmé votre satisfaction d’observer que la Deux avait décidé, en toute autonomie, de modifier sa grille-programme afin que les enfants puissent effectivement profiter de cette émission de qualité qui leur est destinée.

Or, la grille de programmation 2007-2008 de la Deux prévoit une programmation de « Blabla » à 16h05. Vous conviendrez aisément qu’à cette heure de diffusion, la majorité des jeunes de moins de 12 ans n’est pas encore rentrée à la maison. A cette heure, ces jeunes se trouvent soit en garderie, soit ont des devoirs à faire.

Dans le cadre du nouveau contrat de gestion de la RTBF, vous avez choisi de ne pas indiquer les créneaux horaires dans lesquels devaient se situer les émissions pour enfants de moins de 12 ans. Vous avez également décidé de supprimer le quota annuel minimal d’émissions pour enfants. Vous avez enfin autorisé la RTBF à lever plus de recettes publicitaires. Votre optique était de faire confiance à l’entreprise et de juger celle-ci sur base d’atteinte des objectifs.

Certains estiment que ce glissement d’heure de diffusion répond à des impératifs publicitaires : étant donné le verrou des 5 minutes sans publicités avant et après les programmes pour enfants, il conviendrait de laisser libres les plages horaires bénéficiant de plus grandes audiences pour des programmes non contraignants en termes de limitations publicitaires

Tout en sachant que la détermination des grilles programme relève de la compétence du Conseil de gestion de la RTBF, j’aimerais néanmoins vous entendre :

- Avez-vous consulté le Conseil de gestion de la RTBF afin de prendre connaissance des arguments ayant présidé à ce glissement d’horaire ? Quels sont ces arguments ?

- Estimez-vous approprié d’avancer l’heure de diffusion de « Blabla » à 16h05 ?

- Si ce n’est pas le cas, quelles mesures comptez-vous adopter ? Il ne semble en effet pas nécessaire d’attendre une évaluation générale du contrat de gestion afin de se rendre compte que l’heure de diffusion ne convient pas aux horaires des enfants.

Je vous remercie pour vos réponses.

Yves REINKIN
Député

08.10.2007

Je me présente

47 ans
Député Ecolo au Parlement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles de Belgique
Marié, quatre enfants.
Licencié agrégé en Sciences Religieuses
Membre d’Ecolo depuis 1996

Matières de prédilection : Education, Culture, Médias, Petite Enfance, Aide à la Jeunesse, Jeunesse et Prévention Santé-environnement

Je me dévoile... un peu

Les traits de mon caractère : enthousiasme, volonté et esprit critique
Les qualités que j'apprécie chez un être humain : l’empathie, le courage, la gentillesse
Les tâches ménagères fréquemment exercées : le rangement du lave-vaisselle et le service à table
Mes moyens de transport journalier : voiture, train et métro

Standard ou Anderlecht ? : Standard, j'y ai joué étant enfant... ça ne s'oublie pas
Mon auteur favori : Amin Maalouf, mais aussi beaucoup de BD;
Au cinéma:la Vie est belle, le goût des autres...
Mon héros dans la fiction : Don quichotte
Mes héros dans la vie réelle : Nelson Mandela, Alain Hubert

Ce que je déteste par-dessus tout : la mauvaise foi et la corruption de l’argent, les parvenus, ceux qui se servent de leur pouvoir pour eux-mêmes et pas comme un service à rendre à la société

Ma devise : Si tu es différent de moi, tu m'enrichis

Mon rêve de bonheur : en famille, tout simplement, ou au bout du monde, proche de la population locale
Quel serait mon plus grand malheur : perdre un enfant
Le pays où je désirerais vivre : en Belgique car j'y suis bien; à l'étranger, au Pérou où j'ai eu la chance de partager la vie des paysans andins...
Le don de la nature que je voudrais avoir : savoir me servir de mes mains pour bricoler, j'admire ceux qui exercent un métier manuel
Le cadeau que je souhaiterais offrir à un jeune de 20 ans : la certitude que la vie vaut la peine d'être vécue, lui dire qu'il est unique et irremplaçable

L'homme ou la femme politique que j'apprécie le plus : Jean-Michel Javaux est un ami avec un parcours humain à la fois tellement dur et tellement fort que je suis fier de le connaître. Marcel Cheron est un maître dans mon apprentissage de mon mandat de député.

Mes priorités politiques partout et toujours : encourager la participation des citoyens pour prendre leur vie en mains ! Faire de notre arrondissement un haut lieu mondial du développement des énergies renouvelables. Et mener une politique où l'on est attentif à chacun et chacune, en commençant par les plus fragiles.

Vous pouvez me contacter

par mail de préférence

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yves.reinkin@skynet.be

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A quand une émission de soutien à la parentalité en télévision

Par Yves Reinkin, Député au Parlement de la Communauté française
Thèmes : Enfance, jeunesse, Enseignement, éducation
Communauté française

Parents découragés, dépassés, démissionnaires ou agressifs ? On entend souvent des discours considérant que la famille ne joue plus assez son rôle structurant dans l’éducation des enfants. Plutôt que de stigmatiser en permanence la cellule familiale, Ecolo propose de développer le soutien à la parentalité avec une émission de télévision du type « Questions de parents ».

Face aux difficultés parfois rencontrées par des familles, Ecolo a de tous temps préféré la prévention à la répression. Plutôt que punir, il convient de soutenir, d’accompagner et de valoriser les parents dans leur tâche éducative, à tous les moments de l’évolution de l’enfant.

En 2006, le Gouvernement de la Communauté française a fait de ce soutien un axe majeur de sa politique en adoptant un plan d’action destiné à utiliser au mieux les services existants dans les secteurs de l’enfance, de l’enseignement et de la culture.

Tenant compte de ce plan, mais aussi des missions de service public assignées à la RTBF, qui impliquent de contribuer à l’éducation et à la formation de son public, et relayant par ailleurs une proposition émise par une fédération d’associations de parents (la FAPEO), Ecolo a interpellé la Ministre de la Culture à propos de l’idée de mettre sur pied une émission dédiée à la parentalité. Ceci à l’image de ce qui se fait déjà dans d’autres secteurs et pour d’autres préoccupations (« Question d’argent », « Une brique dans le ventre »…).

Nonobstant le fait que la Ministre refuse ne fût-ce que d’aborder la question du rôle que pourrait jouer la RTBF dans le soutien à la parentalité à travers une émission spécifique, Ecolo propose aux chaînes de télévision en Communauté française de réfléchir à la faisabilité d’un tel projet, qui impliquerait des partenaires qualifiés tels que l’Observatoire de l’Enfance, la Ligue des familles, l’ONE, le Conseil de la jeunesse...

Rentrée scolaire. Education et formation au coeur du projet commun pour la Wallonie et Bruxelles

Pour la rentrée, Jean-Michel Javaux, Marcel Cheron, Yves Reinkin et Paul Galand ont souhaité faire le point sur quelques dossiers, essentiellement dans le domaine de l’éducation et de la formation, tant il est évident que les politiques menées dans ces deux secteurs sont au cœur de la définition d’un projet commun pour tous les francophones.

Ecolo a dit sa disponibilité pour travailler très concrètement à l’émergence d’un projet commun pour la Wallonie et Bruxelles. Un projet qui améliore l’efficacité des politiques au bénéfice des citoyens. Nous l’avons dit, le succès de la démarche proposée par Madame Arena ne sera cependant assuré que si les éléments suivants sont rencontrés :

* L’accord de tous les partis est nécessaire pour entamer la démarche.
* Il faut associer les Gouvernements, les Parlements et la Société civile. L’école et ses partenaires, les Universités, les Hautes écoles, le monde de la Culture, de l’Entreprise, de l’Associatif et du Non-marchand.
* Mais surtout, la démarche doit être centrée sur les thèmes prioritaires pour notre avenir. Pour Ecolo, les thèmes suivants doivent être abordés :
o La construction et l’émergence d’un projet culturel innovant et tolérant, qui assume l’ouverture et la multiculturalité, notamment en osant l’accord de coopération culturelle avec la Flandre ;
o Les fondations d’une bonne gouvernance qui rencontre les exigences d’éthique, d’efficacité et d’intégration des institutions ;
o Le développement économique des Régions wallonne et bruxelloise. Au lieu de s’en tenir à une existence côte à côte, nous voulons faire de cette proximité une plus-value ;
o Le développement durable doit constituer une préoccupation transversale, au bénéfice des citoyens. Ainsi, comment améliorer la mobilité et prendre en compte les besoins des navetteurs ? Comment rencontrer les défis liés aux relations entre les générations ?
o Et enfin, la formation et l’éducation ont un rôle capital à jouer dans ce développement. L’enseignement technique et professionnel en particulier doit apporter une réponse au chômage des jeunes.

Sur plusieurs de ces thèmes, nous voulons tracer aujourd’hui des pistes d’avenir.

05.10.2007

Toutes mes interventions

Mes différentes interventions parlementaires, en commission ou en séance plénière, à l'adresse des Ministres Fonck (aide à la jeunesse - petite enfance - santé), Arena (enseignement maternel, primaire et secondaire) et Laanan (culture, audiovisuel, jeunesse) sont accessibles sur le site du parlement de la communauté française www.pcf.be.

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