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23.01.2008
Pub à la RTBF : ECOLO exige un passage à l’acte
Les récentes déclarations du Président Sarkozy concernant une éventuelle suppression de la publicité sur les télévisions publiques françaises ont remis la question des sources de financement de la RTBF sur la sellette. ECOLO propose d’objectiver la situation et demande au Parlement de la Communauté française d’organiser un débat public et transparent à propos des missions et du financement de la RTBF.
Cela fait plusieurs mois qu’ECOLO sollicite un tel débat, que ce soit en déposant une proposition de résolution lors de l’adoption du nouveau contrat de gestion de la RTBF, ou lors de l’adoption du décret supprimant le plafond de recettes publicitaires.
J'estime qu’il est largement temps de se mettre autour de la table et de passer aux considérations pragmatiques.
Il est en effet aujourd’hui impossible d’éviter plus avant un débat de fond à propos des missions et sources de financement de la RTBF. Car en marge des orientations idéologiques, l’actuelle consultation européenne relatives au financement public des radios et télévisions est susceptible de menacer l’équilibre financier de la RTBF ainsi que sa ligne éditoriale. En effet, si la Commission européenne devait juger que la publicité ou les séries américaines ne relèvent plus de missions de service public, et que par conséquent la dotation publique devait être diminuée et la ligne éditoriale revisitée, comment l’équilibre de la RTBF pourra-t-il être assuré dans un tel cadre ?
Il est donc urgent d’envisager concrètement diverses pistes d’évolution de la RTBF, et d’organiser un débat transparent, objectif et démocratique. Pour avancer résolument, ECOLO a demandé ce jour au Parlement l’organisation rapide d’un débat objectif, public et centré sur les vraies questions qui se posent à la RTBF en matière de financement. Ceci en vue de diminuer la pression publicitaire tout en sauvegardant le financement adéquat de la radio télévision de service public.
Yves Reinkin
Député communautaire
Parlement de la Communauté française
16:18 Publié dans Articles et communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2008
Dérapages à Huy 2 : Didier Reynders adopte notre recette
Incroyable, à peine quelques heures après avoir mis en ligne notre recette contre l’aphonie qu’il subissait face aux dérapages de Mme Lizin (voir ci-dessous), le président du MR a retrouvé la parole. Sans doute a-t-il suivi notre remède contre l’extinction de voix : un bon mélange de fleurs de guimauve, de feuilles de ronces et de fleurs de thym, le tout avec un peu de miel dans une tasse…
Le résultat est prodigieux. Hier, vers 17h, par la voix d’Hervé Jamar, porte-drapeau du président MR dans la région, le parti bleu indiquait que les multiples affaires qui ont émaillé la ville de Huy ne pouvaient pas rester sans conséquence. Car, outre l’affaire de la distribution des tracts, les insultes qu’auraient proférées la bourgmestre étaient sévèrement condamnées par le mouvement réformateur. « Après toutes ces affaires, le MR est en droit de dire stop, non pas au PS mais au comportement d’une personne. De dire : Mme Lizin, si vous voulez poursuivre ce mandat, nous vous invitons à adopter un comportement digne et respectueux. Nous attendons au niveau politique que le PS prenne ses responsabilités ».
Que demander de plus ? Tout simplement que Didier Reynders file notre remède contre l’aphonie à Elio Di Rupo pardi !
17:53 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2008
Dérapages à Huy : Di Rupo et Reynders aphones
Le bruit du silence existe ! Sauf à me démontrer que les attachés de presse du PS et du MR soient partis bras dessus bras dessous en vacances dans les îles ou que leurs fax aient connu un bug sans précédent, les deux présidents des « grands partis démocratiques francophones » se taisent dans toutes les langues à propos des dérapages à répétition de la bourgmestre de Huy.
Bon, d’accord, ce n’est pas simple pour Elio. Alors qu’il cherche péniblement à faire croire que notre pays lui devra sa sauvegarde après l’implosion de l’orange bleue, ce grand pourfendeur des capitalistes mais à la mémoire courte (le PS n’est-il pas au pouvoir depuis 20 ans ?), doit à nouveau supporter les frasques de la passionaria hutoise du nucléaire. Il faut dire qu’en termes d’énergie nucléaire, Anne-Marie a la délicatesse d’une bombe atomique ! « Salope », dit-elle à une « camarade » qui ose penser différemment. « Nazie », balance-t-elle à Monika Dethier-Neumann, députée Ecolo, parce qu’elle a eu l’outrecuidance de poser une question sur la gestion politique de Huy au Ministre Courard. Punaise, trop, c’est trop ! Et Elio, lui, ça lui coupe le sifflet… Pas un mot de tout cela au congrès de son parti le dimanche 20 janvier. Fini les « j’en ai marre des parvenus ». Circulez, y’a rien à voir !
Cela dit, et pour faire bonne mesure, l’absence totale de réaction de l’ennemi juré du mentor des rouges, à savoir le prénommé « didgé » me laisse tout autant perplexe. Dans ce dossier, comme dans bien d’autres, l’amour-haine entre ces deux là tourne au fusionnel. Et on finit par se dire qu’en matière de « scotchage », PS et MR sont les maîtres. Car enfin, Huy est bien dirigée par un cartel PS-MR. Comment comprendre le silence assourdissant des élus libéraux sur les dérapages de la sanguine Anne-Marie ? Bon sang, mais c’est bien sûr, il y a un troisième larron dans l’aventure : Georges Pire (MR). Champion reconnu, et toutes catégories confondues, du cumul des mandats, c’est lui qui a soutenu dur comme fer la mise sur pied d’une majorité rouge-bleue après les élections de 2006. Pensez, « sa » place de député provincial (et les mandats qui y sont liés) était en jeu. La Province de Liège risquait d’être perdue pour le MR. Tout cela valait bien une courbette à l’ex-présidente du Sénat. N’en déplaise à Mrs Reynders et Jamart, Lizin, c’est autre chose qu’Anselme à Namur, n’est-ce pas ?
Alors : silence, fuyons… et faisons les aphones ! Telle pourrait être la morale de cette histoire. En ce qui me concerne, j’inviterai cependant Mrs Di Rupo et Reynders a se préparer le seul bon remède existant contre l’extinction de voix, à savoir, un bon mélange de fleurs de guimauve (ça ils ont l’habitude), de feuilles de ronces (c’est un peu plus délicat à avaler) et de fleurs de thym (pour l’odeur)… Avec un peu de miel dans une tasse, cette recette marche à tous les coups !
Yves Reinkin
Député communautaire Ecolo
15:50 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.01.2008
Opéra Royal de Wallonie
Entre mauvaise gestion et tensions politiciennes, vers où va l’Opéra Royal de Wallonie ?
Depuis de nombreuses années, les finances de l’Opéra Royal de Wallonie sont dans la tourmente. Sept mois après la passation de pouvoir entre l’ancien directeur Jean-Louis Grinda et l’actuel directeur Stefano Mazzonis, l’ORW annonce un plan de restructuration accompagné de pertes d’emplois. Ecolo a ce jour interrogé la Ministre Laanan : comment en est-on arrivé là ? Et comment les mesures prises par les autorités permettront-elles de garantir un avenir durable à l’ORW ?
L’Opéra Royal de Wallonie est et doit rester une institution phare de la Communauté française, tout comme un opérateur clé de la politique culturelle liégeoise. Or, depuis de nombreuses années, le budget de l’ORW est fragile. Pire il met aujourd’hui en danger l’emploi et la qualité du travail artistique.
En 2006, sur base d’un budget prévisionnel intégrant un déficit structurel cumulé, un nouveau contrat-programme avait toutefois été signé entre l’ORW et la Communauté française. D’importants travaux de rénovation, principalement financés par la Ville de Liège, devaient par ailleurs être entrepris dès juin 2007.
Quelques mois après le passage de flambeau de Jean-Louis Grinda à Stefano Mazonnis – passage agrémenté d’un « trou » de 2 millions d’euros – Ecolo a voulu s’enquérir du futur de cet Opéra de renommée internationale. Ce jour, en Commission de la culture du Parlement de la Communauté française, le Député écologiste Yves Reinkin a interrogé la Ministre Laanan à ce sujet.
« Que penser des annonces de licenciement de personnels artistique et d’entretien? Que penser du suivi du plan comptable qui a conditionné la signature d’un contrat-programme en 2006 ? Que penser du report des travaux de rénovation par la ville de Liège, alors qu’ils constituaient une des 12 priorités du Collège? Que penser de l’exigence imposée à l’actuel directeur de résorber un déficit cumulé depuis plusieurs années ? Cet ensemble de mesures garantira-il de garantir la viabilité de l’institution ? » s’est demandé le Député.
En pointant du doigt les tensions politiciennes entre familles libérales et socialistes, en annonçant qu’elle attend aujourd’hui un plan d’assainissement qui devrait en toute logique être en sa possession depuis 2006, la Ministre de la Culture n’a malheureusement apporté aucune réponse permettant d’être confiant en l’avenir de l’institution. Ecolo interpellera prochainement le Conseil communal liégeois sur l’évolution de ce dossier.
Bénédicte Heindrichs, Chef de Groupe au Conseil communal
Yves Reinkin, Député au Parlement de la Communauté française
16:15 Publié dans Articles et communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


