03.10.2008

Prise en charge de la délinquance: les mesures doivent être exécutées par la Communauté française

L’absence de prise en charge par la Communauté française d’un élève mineur qui a participé à l’agression d’un professeur hier à Ghlin n’est pas acceptable. La Communauté française doit exécuter les mesures des juges de la jeunesse, sans quoi la loi de 1965 réformée deviendra caduque.

Ecolo exprime son soutien et sa sympathie au professeur agressé hier à Ghlin, ainsi qu’à la communauté éducative.

Ecolo approuve la réaction ferme et immédiate du Ministre en charge de l’Enseignement. Par contre, l’absence de prise en charge du mineur qui a participé à l’agression par la Communauté française est inacceptable. Lorsqu’un enseignant est agressé dans la classe, il est impératif que les autorités apportent une réponse proportionnée aux faits graves qui ont été commis.

Que ce soit le placement en IPPJ, ou les autres mesures envisagées par le juge de la jeunesse, la Communauté française a la responsabilité de mettre en œuvre les décisions du juge dans le respect de la loi de 1965.

Aujourd’hui le financement est inadéquat et empêche les juges de la jeunesse et les travailleurs de l’aide à la jeunesse de faire correctement leur travail. C’est l’enseignement premier des auditions qui ont été menées en Commission des Affaires sociales du Parlement de la Communauté française.

La Ministre Catherine Fonck doit arrêter de simplement constater le manque de réponses des Communautés. Elle doit arrêter de se retrancher derrière un hypothétique financement fédéral des mesures décidées par le juge. En continuant à professer que « Qui décide paie », la ministre cdH n’apporte aucune solution aux juges de la jeunesse et aux travailleurs de terrain ce qui contribue à développer un sentiment d’impunité. Elle risque par ailleurs de provoquer le détricotage complet de la loi de1965 et le rejet définitif de son aspect éducationnel.

19.09.2008

Cours jusqu’à 18h ? Ecolo préfère l’accueil extrascolaire !

Une proposition lancée cette semaine par Groen! pour les écoles flamandes relance le débat en Communauté française sur l’organisation du temps scolaire.

C’est un fait : le temps scolaire correspond rarement aux horaires professionnels des parents. Nombreux sont les enfants qui fréquentent les garderies scolaires jusqu’à 18h ou même 18h30. Egalement nombreux les parents qui souhaiteraient que leurs enfants puissent profiter de 2 ou 3 heures de temps libre après l’école pour, une fois leurs devoirs terminés, faire du sport, de la musique, aller en bibliothèque,…

Pour répondre à ce véritable besoin des familles, Ecolo ne souhaite pas allonger le temps de cours. En revanche, par l’action de son Ministre de l’Enfance de l’époque, Ecolo a fait le choix en 2003 de lancer des « contrats locaux pour l’enfance » dont se sont aujourd’hui dotées la plupart des communes wallonnes et bruxelloises. A partir d’un inventaire des besoins d’accueil des enfants et des ressources disponibles sur le territoire de la commune, parents, écoles, associations, clubs sportifs, … construisent des réponses adaptées et des partenariats inédits pour accueillir les enfants après l’école.

La proposition formulée cette semaine par Groen! va plus loin dans la coordination des acteurs scolaires et extrascolaires. Pour Ecolo, les alliances éducatives, sportives et culturelles qu’implique cette proposition doivent être promues. Ecolo soutiendra en effet tous les projets et initiatives pilotes, non pas imposés d’en haut, mais fondés sur la volonté des acteurs de terrain (enseignants, directions, associations, clubs sportifs, …) qui souhaitent travailler ensemble et offrir une approche éducative intégrée.

Toutefois, une chose est sûre : pour Ecolo, il ne peut s’agir de rendre obligatoire la présence à l’école de 8h à 18h. En revanche, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de garantir un accueil de qualité et des activités diversifiées aux enfants qui, en raison des contraintes professionnelles de leurs parents, n’ont d’autres choix que de rester à l’école après la fin des cours.

14.05.2008

Comment va-t-on répartir les fonds européens FEDER à Verviers?

Il y a peu, les bourgmestres de Verviers et Dison se sont inquiétés du sort qui serait réservé au projet VerDi dans la répartition des projets éligibles au FEDER. Selon des informations « de couloirs », il leur aurait été indiqué que, malgré l’excellent rapport de la Task Force chargée d’analyser les projets, celui de leurs deux communes n’obtiendrait que 13 millions € en lieu et place des 40 demandés. Raison invoquée par les deux maïeurs, un saupoudrage entre les projets liégeois et verviétois au désavantage de notre arrondissement.
Afin, d’y voir plus clair et de pouvoir, le cas échéant, s’organiser au mieux pour défendre le projet VerDi, Bernard Wesphael, député liégeois et chef du groupe ecolo au Parlement wallon, a interrogé ce mardi le Ministre Président, M. Demotte, et le Ministre du Budget, des Finances et de l’Equipement, M. Daerden.
Au nom d’Ecolo Liège et Verviers, il a demandé aux deux ministres de préciser la composition, le calendrier de travail et les critères objectifs retenus par la Task Force pour arbitrer et faire les choix entre les différents projets. Il a aussi voulu savoir quand le gouvernement wallon prendrait sa décision.
Dans sa réponse, le Ministre Président wallon a indiqué que le gouvernement prendrait une décision concernant le FEDER fin mai début juin. Il a également indiqué que « le gouvernement wallon s’était astreint une discipline très stricte dans la prise en compte des recommandations de la Task Force. En effet, le gouvernement ne peut y déroger que de façon motivée et avec une limite de maximum 5 % pour les projets jugés défavorablement par la Task Force ». Selon le ministre, toutes les garanties ont été prises pour que la Task Force travaille en toute objectivité et toute indépendance, et que les choix finaux soient les plus transparents. Il se refuse d ès lors à entrer dans un jeu d’influences alimenté par des rumeurs infondées…
Pour Ecolo Verviers, les réponses du Ministre ne sont pas totalement apaisantes. En effet, alors que les travaux de la Task Force sont aujourd’hui terminés, il s’est bien gardé de nous dire quels projets avaient été jugés très favorables, favorables, défavorables et très défavorables. Nous ne savons pas non plus sur quelle somme sera déterminée les 5% des projets qui, tout en étant été jugés défavorables, pourraient obtenir une dérogation gouvernementale. Cette dérogation nous paraît par ailleurs ambigüe car elle ouvre la porte à l’incohérence dans la distribution des fonds européens, au saupoudrage et au copinage. Ecolo Verviers souhaite donc interpeller à nouveau le Ministre Demotte dans les quinze jours pour éclaircir ces points qui peuvent, si l’on n’y prend garde, faire perdre des moyens à des projets aussi valables que VerDi pour soutenir des programmes moins porteurs. Au vu du calendrier présenté par le Gouvernement wallon, Ecolo Verviers demande une fois encore que les quatre partis démocratiques de l’arrondissement se réunissent et s’activent ensemble dans les jours à venir pour garantir au maximum la réussite de ce projet important pour tous les habitants de la région.


10.04.2008

Enseignement secondaire : Le diplôme enfin gratuit !


Ecolo obtient du Parlement de la Communauté française, et ce après plusieurs mois, la suppression des droits d’homologation des diplômes et la simplification des procédures administratives. Les parents d’élèves ne devront plus mettre la main au portefeuille pour obtenir le diplôme de leurs enfants. Cette taxe est dépassée et va à l’encontre de la gratuité de l’enseignement.

Suite à une interpellation d’Ecolo en juin 2007, le Gouvernement de la Communauté française avait adopté, quatre mois plus tard, l’avant-projet de décret visant à renforcer la gratuité dans l’enseignement par la suppression des droits d’homologation des diplômes de fin de secondaire. Dans la foulée de cette adoption, la Ministre Arena annonçait que « Dès 2008, ces droits seront supprimés, (..) ».

Cependant, en début d’année, des familles nous interpellaient car elles se voyaient encore réclamer les 50 euros de droits d’homologation. Ecolo avait donc réitéré début mars, en Commission de l’Education, sa crainte de ne pas voir ce décret être adopté avant juin 2008.

Aujourd’hui, nous nous réjouissons donc que le Parlement de la Communauté française passe des paroles aux actes et ait enfin adopté le décret supprimant les droits d’homologation des diplômes, et ce, dès cette année scolaire.

Ecolo est également satisfait de voir simplifiée supprimée la charge administrative obsolète imposée jusqu’ici aux écoles et aux parents en ce domaine.

Yves Reinkin
Député communautaire

07.03.2008

L’Europe menace-t-elle le financement de la RTBF ?

La Commission européenne clôture ce 10 mars une consultation publique sur le financement des médias publics. Cette consultation est susceptible de menacer la viabilité financière et l’emploi au sein de la RTBF : celui d’une limitation de sa dotation publique en vertu des activités commerciales qu’elle poursuit. Ecolo demande au Gouvernement PS-CDH d’arrêter de nier ce risque. Car il convient de prendre des mesures afin de protéger la télévision des citoyens francophones.

Suite à une demande préalable des écologistes, la position du Gouvernement de la Communauté française face à l’Europe a été débattue hier au Parlement de la Communauté française. L’importance de conserver l’autonomie de la Communauté française dans la définition des missions de service public de la RTBF a été réaffirmée. Tout comme la nécessité de garantir aux radiodiffuseurs publics le recours aux nouvelles technologies dans l’exercice de leurs missions.

Ecolo a cependant dénoncé le silence du Gouvernement sur un sujet crucial : les activités commerciales de la RTBF (publicité, vente de programmes, marketing) sont-elles intégrées aux missions de service public de la RTBF ? Comment s’articulent-elles avec ce mandat ?

Le Gouvernement PS-CDH n’a même pas pris la peine d’aborder le sujet dans sa réponse à l’Europe ! Pour les écologistes, il s’agit d’une attitude irresponsable. Ecolo espère que le débat public démocratique qui sera organisé prochainement au Parlement permettra d’éclairer la question du financement de la RTBF, et la nécessité ou non de la publicité dans ce cadre.

Yves Reinkin
Député communautaire
GSM : 0478/44 72 67

15.02.2008

Publicité à la RTBF: Yves Reinkin obtient un débat au Parlement

La question de la publicité dans les médias publics suscite depuis plusieurs mois divers « crêpages de chignons » entre les familles politiques traditionnelles. Ecolo demande de longue date l’organisation d’un débat au Parlement de la Communauté française sur la place de la publicité dans les médias publics. C’est aujourd’hui acquis.

Les Verts sont conscients des menaces qui pèsent sur la spécificité du modèle public de radiodiffusion autant que sur la viabilité à terme de la RTBF. Comment par exemple notre radiotélévision publique pourra-t-elle continuer à vivre si la Commission européenne limite les Etats membres dans leurs volontés de financer les médias publics qui diffusent de l’espace publicitaire? Quelles solutions alternatives pouvons-nous construire afin de ne pas laisser notre institution phare seule face à ce péril ? Par quoi serait-il possible de remplacer la publicité ?

Plutôt que de s’atteler à la tâche, le PS et le MR se contentent de se « crêper le chignon ». Loin de ces logiques stériles, voir dangereuses pour la RTBF, Ecolo a obtenu hier l’ouverture de ce nécessaire débat.

La Ministre Laanan s’est enfin engagée à venir débattre de la position du Gouvernement de la Communauté française dans le cadre de son avis sur les aides d’Etats aux organismes de radiodiffusion, qui doit aboutir au niveau européen pour le 10 mars. La Commission de l’audiovisuelle se réunira avant cette date fatidique pour permettra aux parlementaires de réagir à l’avis du Gouvernement.

Après ce premier pas, Ecolo pèsera de tout son poids afin qu’une étude scientifique sur le financement de la RTBF, et la nécessité ou non de la publicité dans ce cadre, puisse enfin être menée. Et que cette étude constitue le terreau du débat démocratique qui s’impose enfin.

23.01.2008

Pub à la RTBF : ECOLO exige un passage à l’acte

Les récentes déclarations du Président Sarkozy concernant une éventuelle suppression de la publicité sur les télévisions publiques françaises ont remis la question des sources de financement de la RTBF sur la sellette. ECOLO propose d’objectiver la situation et demande au Parlement de la Communauté française d’organiser un débat public et transparent à propos des missions et du financement de la RTBF.

Cela fait plusieurs mois qu’ECOLO sollicite un tel débat, que ce soit en déposant une proposition de résolution lors de l’adoption du nouveau contrat de gestion de la RTBF, ou lors de l’adoption du décret supprimant le plafond de recettes publicitaires.

J'estime qu’il est largement temps de se mettre autour de la table et de passer aux considérations pragmatiques.

Il est en effet aujourd’hui impossible d’éviter plus avant un débat de fond à propos des missions et sources de financement de la RTBF. Car en marge des orientations idéologiques, l’actuelle consultation européenne relatives au financement public des radios et télévisions est susceptible de menacer l’équilibre financier de la RTBF ainsi que sa ligne éditoriale. En effet, si la Commission européenne devait juger que la publicité ou les séries américaines ne relèvent plus de missions de service public, et que par conséquent la dotation publique devait être diminuée et la ligne éditoriale revisitée, comment l’équilibre de la RTBF pourra-t-il être assuré dans un tel cadre ?

Il est donc urgent d’envisager concrètement diverses pistes d’évolution de la RTBF, et d’organiser un débat transparent, objectif et démocratique. Pour avancer résolument, ECOLO a demandé ce jour au Parlement l’organisation rapide d’un débat objectif, public et centré sur les vraies questions qui se posent à la RTBF en matière de financement. Ceci en vue de diminuer la pression publicitaire tout en sauvegardant le financement adéquat de la radio télévision de service public.


Yves Reinkin
Député communautaire
Parlement de la Communauté française

09.01.2008

Opéra Royal de Wallonie

Entre mauvaise gestion et tensions politiciennes, vers où va l’Opéra Royal de Wallonie ?
Depuis de nombreuses années, les finances de l’Opéra Royal de Wallonie sont dans la tourmente. Sept mois après la passation de pouvoir entre l’ancien directeur Jean-Louis Grinda et l’actuel directeur Stefano Mazzonis, l’ORW annonce un plan de restructuration accompagné de pertes d’emplois. Ecolo a ce jour interrogé la Ministre Laanan : comment en est-on arrivé là ? Et comment les mesures prises par les autorités permettront-elles de garantir un avenir durable à l’ORW ?
L’Opéra Royal de Wallonie est et doit rester une institution phare de la Communauté française, tout comme un opérateur clé de la politique culturelle liégeoise. Or, depuis de nombreuses années, le budget de l’ORW est fragile. Pire il met aujourd’hui en danger l’emploi et la qualité du travail artistique.
En 2006, sur base d’un budget prévisionnel intégrant un déficit structurel cumulé, un nouveau contrat-programme avait toutefois été signé entre l’ORW et la Communauté française. D’importants travaux de rénovation, principalement financés par la Ville de Liège, devaient par ailleurs être entrepris dès juin 2007.
Quelques mois après le passage de flambeau de Jean-Louis Grinda à Stefano Mazonnis – passage agrémenté d’un « trou » de 2 millions d’euros – Ecolo a voulu s’enquérir du futur de cet Opéra de renommée internationale. Ce jour, en Commission de la culture du Parlement de la Communauté française, le Député écologiste Yves Reinkin a interrogé la Ministre Laanan à ce sujet.
« Que penser des annonces de licenciement de personnels artistique et d’entretien? Que penser du suivi du plan comptable qui a conditionné la signature d’un contrat-programme en 2006 ? Que penser du report des travaux de rénovation par la ville de Liège, alors qu’ils constituaient une des 12 priorités du Collège? Que penser de l’exigence imposée à l’actuel directeur de résorber un déficit cumulé depuis plusieurs années ? Cet ensemble de mesures garantira-il de garantir la viabilité de l’institution ? » s’est demandé le Député.
En pointant du doigt les tensions politiciennes entre familles libérales et socialistes, en annonçant qu’elle attend aujourd’hui un plan d’assainissement qui devrait en toute logique être en sa possession depuis 2006, la Ministre de la Culture n’a malheureusement apporté aucune réponse permettant d’être confiant en l’avenir de l’institution. Ecolo interpellera prochainement le Conseil communal liégeois sur l’évolution de ce dossier.
Bénédicte Heindrichs, Chef de Groupe au Conseil communal
Yves Reinkin, Député au Parlement de la Communauté française

03.12.2007

Effets pervers du décret Arena

Ecolo veut un autre décret pour construire vraiment la mixité sociale !

Le décret « Inscriptions » du Gouvernement PS-CdH a produit dès le 28 novembre ses premiers effets. Des longues files se sont créées devant quelques établissements. Au-delà de ces effets spectaculaires, mais attendus, Ecolo constate que les commentaires qui remontent du terrain vont dans le même sens : le décret Arena ne va pas améliorer la mixité sociale. Les publics défavorisés, pour qui le nouveau système est resté illisible et incompréhensible, ne sont pas présents devant les écoles réputées, à attendre la date fatidique du 30 novembre.

C’est là un des premiers effets contraires, si pas pervers, des nouvelles dispositions. Les files qui s’allongent sont l’illustration d’une politique ultralibérale : celles et ceux qui par leurs moyens financiers, leurs réseaux de connaissance et leur insertion socioprofessionnelle, peuvent se permettre de prendre congé, de payer des jobistes et des connaissances, et ainsi de multiplier leur présence dans les files, sont d’ores et déjà assurés d’inscrire leurs enfants dans l’école de leur choix. Cela va renforcer l’effet ghetto. Les écoles qui s’étaient ouvertes aux publics défavorisés ne peuvent désormais plus les accueillir. La loi de la file est la seule qui s’applique. Et elle procure, sur le quasi marché scolaire, une publicité gratuite inespérée pour les établissements concernés.

L’angoisse légitime de tous les parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants est renforcée par le décret. Avec comme conséquence, des doubles ou triples inscriptions qui seront demain impossibles à gérer par les directions d’école.

Si le Gouvernement veut des résultats, il doit adopter un autre décret

Toutes les études (dont PISA) et tous les chiffres le montrent de façon indiscutable : l’école en Communauté française ne réduit pas les inégalités sociales. Cette situation n’est ni équitable ni juste. La mixité sociale doit être améliorée. Pour Ecolo, face à cette réalité, les mesures qui doivent être prises doivent être pragmatiques, réalistes, efficaces et sans effet pervers.

C’est pourquoi Ecolo a déposé dès le 17 février dernier une proposition de résolution qui vise à accroître l’équité de l’école au bénéfice de tous ses élèves. Plutôt que d’imposer aux parents un décret aux conséquences néfastes, Ecolo propose de renforcer encore le financement des écoles qui accueillent les enfants issus des quartiers défavorisés. L’accueil des ces élèves doit rapporter des moyens financiers nouveaux, plus d’enseignants, des bâtiments rénovés.

Ecolo redépose cette proposition de résolution et en exige l’examen en urgence par le Parlement, en même temps que l’évaluation des effets pervers du décret Arena.


Yves Reinkin, Député Communautaire 0478/447.267
Marcel Cheron, Chef de groupe

27.11.2007

Appel des Ecolos pour des éoliennes à Ster

Lettre ouverte aux décideurs de Stavelot et Stoumont

Comme tout projet d’envergure touchant directement notre environnement immédiat, celui d’un parc éolien sur les hauteurs de Ster-Stavelot suscite autant d’enthousiasme que de crainte. Si la majorité d’entre nous se disent favorables au développement des énergies renouvelables, peu sont toutefois enclins à les voir fleurir dans leur jardin. Et pourtant, les conclusions de l’étude d’incidences relative à ce projet sont sans équivoque pour qui veut bien les entendre :

1. L’impact visuel indéniable à faible distance (8 maisons se trouvent dans un périmètre inférieur à 1 km) s’estompe rapidement en raison du relief marqué et des perspectives de vue restreintes.
2. L’impact sonore, mesuré dans les conditions les plus défavorables (vitesse de vent de 8m/sec et éolienne la plus bruyante), reste en dessous des normes en vigueur (40 décibels la nuit), sauf pour les 3 riverains les plus proches du projet. Avec les nouveaux types d’éoliennes moins bruyantes encore, cet impact sera quasi nul.
3. La biodiversité de l’endroit sera améliorée puisque le projet prévoit la création d’une réserve naturelle sur l’ensemble du territoire couvert par les éoliennes.
4. Les retombées économiques résulteront de la mise en œuvre et la maintenance du parc, des revenus locatifs pour les propriétaires de parcelles, et d’un revenu pour la commune à définir dans le cadre d’une convention avec le promoteur, en remplacement de la taxe récemment abolie sur la force motrice.
5. La production d’électricité verte permettra d’éviter l’émission de 7869 tonnes de CO2 annuelles (ce qui correspond aux émissions de 4930 ménages sur 1 an !). Elle fournira en électricité l’équivalent des foyers de 3 communes (Stavelot, Stoumont et Trois-Ponts).

Au-delà de ces arguments objectifs, le groupe local ECOLO a toujours privilégié la participation citoyenne dans des actions concrètes (ciné-débat, visites sur le terrain, groupement d’achat en électricité verte…). Aujourd’hui, nos deux communes (Stavelot et Stoumont) ont l’opportunité de manifester leur intérêt pour un projet commun, dans lequel elles peuvent assurer leur participation en mettant à disposition le domaine public pour l’installation de plusieurs éoliennes.

Plutôt que de succomber à de futiles spéculations électoralistes, le groupe ECOLO vous demande, Mesdames et Messieurs les décideurs, de répondre aux nombreuses attentes citoyennes face au défit environnemental qui nous concerne tous. Il serait en effet difficilement compréhensible que, d’une part, on délivre un permis unique pour la mise en conformité d’un circuit aux normes de la F1, dont on ne peut nier le caractère élitiste et dommageable pour l’environnement, et que, d’autre part, on en vienne à refuser le même type de permis pour un parc éolien 200 % écologique, puisqu’il conjugue production d’électricité verte et création d’une réserve naturelle.

Chers Bourgmestres et Echevins de Stavelot et Stoumont, dans quelques jours, vous allez remettre un avis important concernant la création ou non du parc éolien à Ster-Stavelot et Stoumont. Nous en appelons donc tout simplement à votre bon sens pour que nos deux communes posent les jalons d’un développement local durable, dont nous serons tous fiers.

Christiane Sacré, Ecolo Stoumont
Philippe Therer, Conseiller communal Ecolo - Stavelot
André Gérard, Conseiller provincial Ecolo – Stavelot
Yves Reinkin, Député Ecolo au Parlement de la Communauté française - Stavelot

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