13.11.2008
Le Botanique a perdu au moins 600.000 euros grâce à la Ministre de la Culture
Allez, comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Dans le cas qui nous occupe, à savoir le renouvellement du contrat-programme du Centre culturel du Botanique et la désignation d’une direction unique à sa tête, il aura fallu plus de deux ans à la Ministre Laanan pour jeter le gant. Tout commence à l’aube du printemps 2006 lorsque j’interroge la ministre de la culture sur le départ à la retraite de Georges Dumortier, co-directeur à l’époque du Bota. Pour Ecolo, cette situation est l’occasion d’en finir avec une direction bicéphale, budgétairement coûteuse et, dans les faits, inutile vu la compétence reconnue de l’autre directeur (une directrice en l’occurrence). Mais la Ministre veut « son directeur ». Et elle n’en démord pas. Sous prétexte de transparence, elle veut faire un appel à candidature pour dynamiser ce centre culturel qu’elle taxe d’immobilisme. Du côté du personnel, mais aussi des artistes et des publics, c’est la consternation. Pour tous, le Bota fonctionne bien et est géré sainement. Inutile pour eux d’engager à grands frais un « top manager »… sauf si, bien entendu, la Ministre a quelqu’un à placer…
En attendant, un nouveau contrat-programme n’est pas conclu et la situation s’englue pendant plus de deux ans. Jusqu’en juin 2008 exactement, époque où doit enfin être nommé l’homme providentiel de Mme Laanan à la présidence du Conseil d’Administration du Bota, j’ai nommé : Henri Simons. Las pour lui, la récompense tant attendue tourne alors au vinaigre. Jean Demannez est, à la surprise (pas) générale, élu à ce poste par le CA, renvoyant Simons en larmes vers l’Atomium.
La ministre n’ayant plus personne à parachuter à la direction, il n’y a plus d’obstacles à la conclusion d’un nouveau contrat-programme quasi identique à celui déjà proposé par le Bota en 2006 et à la confirmation de la directrice actuelle à son poste. L’histoire s’achève donc ainsi, sur une sorte de « happy end ». Mais elle laisse un goût amer et bien des questions sur la gestion calamiteuse et politicienne de ce dossier par Mme Laanan. Car si le personnel de ce Centre culturel reconnu bien au-delà des frontières a dû travailler dans un climat plus que lourd pendant deux ans, il a aussi perdu pas mal d’argent qui aurait pu servir à son développement. Car l’ancien contrat-programme prévoyait un montant de 2,7 millions €. S’il avait été conclu normalement pour 2007, le Bota aurait pu revendiquer une indexation et le montant aurait alors été de 3 millions €. Ainsi, pour 2007 et 2008, cette institution phare de la Communauté française a perdu 600.000 €. Peut-on espérer que, étant responsable de cette situation, la ministre Laanan agira rapidement pour permettre au Bota d’obtenir rétroactivement ce qu’il a perdu ? Si nous le souhaitons, nous sommes en droit d’en douter quand on sait que, pour 2009, le Centre culturel ne recevra que 2,7 millions €, et que ce n’est qu’en 2010 qu’il obtiendra enfin 3.025.000 € !
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05.09.2008
Malmedy ou la fierté d’être Ecolo !
Il est des moments, dans la vie politique, qui méritent d’être gravés dans les mémoires. Comme un soleil sur l’agenda qui rappelle que ce jour-là ne fut pas comme les autres. Ce vendredi 29 août, à Malmedy, restera comme un de ces instants précieux où le temps s’arrête pour nous ramener à l’essentiel de ce pourquoi nous nous engageons en politique.
Pourtant, l’heure n’était apriori pas à la fête. Rassemblés au sein du groupe Alternative communale, des Ecolos et des CdH étaient éjectés de la gestion communale suite au revirement de trois ex-MR. Les raisons de cette situation se résument en un seul mot : le pouvoir. Pouvoir qui fait se réunir en quelques jours des hommes et des femmes qui, depuis des années, n’ont eu de cesse que de mépriser et d’invectiver ceux-là avec qui ils font alliance aujourd’hui.
Mais là n’est pas mon propos. Ces politiciens là ne méritent pas qu’on s’attarde sur leur agissement. Ce serait leur faire trop d’honneur. Si le temps s’est arrêté ce vendredi vers 20h30, c’est par la vérité qui s’en est dégagée. Des dizaines, des centaines de personnes sont rassemblées devant l’entrée de l’hôtel de Ville. Pour assister en voyeurs à la défenestration d’un bourgmestre et d’échevins ? Quelques-uns sans doute. Mais la toute grande majorité est présente pour témoigner à ses élus Ecolo et CdH qu’ils ont bien travaillé, que ce qui se passe était honteux et qu’ils ne doivent pas se décourager. Pour leur dire tout cela, pas besoin de mots. Et lorsqu’à 20h20, quelques minutes avant le conseil communal, Carine, Michel, Philippe, Jean-Marie, nos élus Ecolos, mais aussi Berry et Jean-Paul du CdH sortent quelques instants de l’Hôtel de ville, une salve d’applaudissements accueille cette femme et ces hommes émus mais debout. Debout parce que l’honneur de la politique est de leur côté. Et que chacun le sait. Plus que jamais, nos communes, nos provinces, nos régions et notre pays ont besoin de responsables politiques comme ceux-là. De personnes intègres qui n’ont d’autre but que de servir le bien commun et de mener une politique où chacun se sent et se sait entendu, reconnu et respecté. Ils font ainsi partie de la noblesse de l’engagement politique.
Carine, Michel et les autres, aujourd’hui, les Malmédiens vous attendent dehors, à côté d’eux dans leur vie de tous les jours, cette vie que vous avez cherché à améliorer durablement ces derniers mois. Ce travail n’est pas fini, loin de là. Au contraire, il recommence de plus belle. Et je serai là avec d’autres pour vous soutenir. Ecolo est fier de vous.
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26.08.2008
Marc Tarabella ou l’existentialisme ministériel socialiste
Au risque de plagier le regretté Raymond Devos et son célèbre sketch « Dieu existe, je l’ai rencontré », je voudrais vous annoncer aujourd’hui : « Marc Tarabella existe, je l’ai rencontré ». Je vous avouerai que cela n’a pas été facile. Au Parlement de la Communauté française, plusieurs fois déjà, j’ai cru en cette rencontre. Las, au dernier moment, j’apprenais par la voix confuse du président de la commission de la culture, qu’il ne viendrait pas, obligé qu’il était d’offrir sa présence tant désirée de ministre des jeunes et de la promotion sociale à d’autres ouailles… Et tant pis pour les députés qui désiraient en savoir davantage sur « sa » politique dans ces matières… Ils n’avaient qu’à revenir au prochain office parlementaire…
J’en arrivais donc à ne plus trop croire en l’existence réelle de ce grand serviteur socialiste lorsqu’il m’est apparu, souriant, à la une du site de La Libre Belgique. Oui, Marc T. était bien vivant. Digne des meilleures athlètes présents à Pékin, il « pètait » même la forme. En cette année électorale, il voulait relever un challenge : être sur le podium des meilleures ministres ! D’entrée, il voulait frapper fort.
Mais dans quelle discipline notre cher mandataire allait-il s’aligner, me direz-vous ? Dans celle du coup médiatique, là où il excelle, parait-il, depuis toujours. Profitant de l’enthousiasme olympique, le sympathique Marc T. décida donc de faire une grande communication sur les résultats mitigés des sportifs belges à Pékin. Pour lui, les raisons de cet échec étaient simples : on ne faisait pas assez de sports à l’école. Alors que faire ? Encore plus simple à ses yeux : liquider les cours philosophiques (morale, religion) et les remplacer par de la gym, du foot, de l’athlétisme, du hockey, de la natation, et j’en passe…
Bon sang mais c’est bien sûr, qu’on est bête. Pourquoi n’y avait-on pas pensé plus tôt ? Qu’importe la recherche d’un sens à la vie en Humanités. Deux fois 50 minutes de sports en plus par semaine et on allait voir ce qu’on allait voir à Londres dans quatre ans.
Spécialiste, nous l’avons dit, des coups médiatiques, notre sympathique ministre avait cependant oublié un élément essentiel avant de monter sur le ring : il n’était ni le ministre des sports, ni celui de l’enseignement. Et ce qui devait arriver arriva, son collègue et néanmoins camarade ministre socialiste de l’éducation lui décocha un uppercut digne des plus grands boxeurs. Christian Dupont, « le » ministre compétent en la matière lui indiquait sur le champ que son idée n’était pas à l’ordre du jour, que l’école ne pouvait pas tout et que l’enjeu majeur en matière de développement du sport dans notre Communauté était de développer davantage une réelle coordination entre les écoles et les clubs. Dit autrement : « tais-toi Marc, et occupe toi de tes matières ministérielles ! »
Faut-il dire que pour quelqu’un qui, comme moi, croyait enfin avoir trouvé le vrai ministre Tarabella, le coup fut rude. Mais je sais cependant deux choses à présent : il n’est ni sportif, ni philosophe. A moins que, dans cette histoire, il ait voulu me rappeler avec force la devise olympique : « l’important, c’est de participer ». Mais est-cela que les citoyens attendent d’un ministre ?
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03.07.2008
Ingrid Betancourt libre : un jour de soleil pour la terre
Bien sûr, direz-vous, tout le monde politique va dire sa joie ;
Bien sûr, il s’en trouvera pour dire qu’il reste bien des otages dans les forêts de Colombie ;
Bien sûr, il y a bien d’autres problèmes aujourd’hui sur la terre ;
Bien sûr, les grévistes de la faim pour obtenir un peu de respect ;
Bien sûr, la Belgique qui va mal, BHV et Yves Leterme ;
Bien sûr, le pouvoir d’achat et, surtout, ces personnes qui, dans notre pays, n’arrivent pas ou plus à joindre les deux bouts ;
Bien sûr, le prix de l’énergie qui flambe et notre incapacité chronique à nous engager résolument dans le renouvelable ;
Bien sûr, les agressions dans les bus, et les vies sans buts et sans repères de ces jeunes qui cassent ;
Bien sûr, l’échec scolaire et tous ces vaincus d’un système scolaire qui dysfonctionne ;
Bien sûr, les inondations et tous les soucis qui s’en suivent pour ceux qui les subissent ;
Bien sûr, Wimbledon et Roland-Garros sans Justine Henin, mais quand même avec Nadal ;
Bien sûr, le tour de France et le soupçon, pour longtemps, du dopage ;
Bien sûr, bien sûr…
Pourtant, aujourd’hui, rien qu’aujourd’hui, j’oublie tout ça…
Et je garde au cœur le visage d’une femme, libérée après six ans de captivité, le corps affaibli et pourtant tellement rayonnante… Et elle nous dit merci ! Alors que c’est d’abord à nous de lui dire nos remerciements d’avoir tenu bon et d’être restée debout, fidèle à elle-même… Merci, Madame Betancourt, d’offrir ce matin à notre terre un large rayon de soleil qui porte un nom : l’espoir, celui qui fait vivre et qui libère…
Yves Reinkin, 5 juillet 2008
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27.05.2008
Claudy K. prend ses rêves pour des réalités…
Sacré Président de la Fédération PS de l’arrondissement de Verviers. Ne voilà-t-il pas qu’il souhaite une coalition MR-cdH-PS à la tête de la ville de Malmedy. Comme au gouvernement ! C’est vrai que c’est l’exemple même du dynamisme pour trouver une solution. Z’avez qu’à voir comme tout va bien et comment le PS a tout résolu depuis son arrivée.
Mais trêve de mesquinerie, écoutons le grand stratège Welkenraedtois : « l’intérêt de Malmedy est d’avoir la tripartite traditionnelle autour de la table pour trouver une formule. (…) Et ce sera dans le respect de l’électeur ». Woaw. J’adore toujours les édiles qui rêvent de respect de l’électeur à condition que cela les arrange, et en oubliant le choix de ces mêmes votants.
Concrètement, quelle est la majorité en place actuellement ? Un cartel cdH-Ecolo avec 6 sièges dont 4 à Ecolo, une liste d’Entente communale faite de déçus de l’ère Robert Denis (3 sièges), 1 indépendant et 1 (un) socialiste. En face, 10 élus MR dirigés par le fils de l’ancien mayeur. Pour Claudy K, il suffirait donc de casser le cartel cdH-Ecolo qui a fait campagne sur un programme commun et d’y ajouter l’unique élu rouge pour garantir l’avenir de Malmedy et respecter le choix de l’électeur.
Arrêtons là la plaisanterie. Mieux vaut immédiatement dire tout haut que ton parti « progressiste » veut une nouvelle fois s’allier avec les bleus, comme à Welkenraedt… ça va tellement bien ensemble… ça a tellement bien marché au Fédéral !
Même si, dans cette histoire, l’électeur sera le cocu magnifique, nous en reviendrons alors à la bonne vieille logique de partis et à la maxime : qui se ressemble s’assemble… Chers Malmédiens, réveillez-vous ! Il est encore temps de rappeler le Président des socialistes régionaux au bon sens et au respect du scrutin…
Enfin, encore une chose : le chef des Rouges verviétois pourrait-il nous indiquer « clairement » (c’est son mot) quels sont ces « certains qui doivent tourner la page » ? Parle-t-il de ses troupes et, dans ce cas, de René Grenier ? Sinon, à qui donc s’adresse cette sentence puisque la quasi-totalité des membres de la majorité actuelle sont nouveaux en politique ?…
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14.04.2008
Le MR n’aime pas tous les commerces !
Franchement, il y a des choses à ne pas faire. Samedi, en ouvrant mon journal régional, j’ai failli m’étouffer… de rire. Ne voilà-t-il pas que la fédération MR de l’arrondissement de Verviers marquait son inquiétude quant au projet d’implantation d’un complexe commercial de 30.000 m² sur la commune de Soumagne ! Et les libéraux de pleurnicher sur les risques de préjudices pour les commerçants locaux, mais aussi de Liège et de Verviers, de Herve et Fléron, pour ne citer qu’eux. Cerise sur le gâteau, le patron des MR de l’arrondissement rappelait qu’un autre dossier d’implantation (Foruminvest) était en cours à Verviers. Et, cerise sur la cerise, nos braves libéraux marquaient le danger que le complexe commercial de Soumagne engendrerait en termes de mobilité et d’accès. On croit rêver…
Disons-le immédiatement, la création d’un centre commercial de 30.000 m² à Soumagne nous pose aussi problème. Pour de multiples raisons dont celles qui poussent Ecolo à refuser celui proposé par Foruminvest. Problème de zone de chalandise trop petite, mise en concurrence excessive avec les commerçants de tout l’arrondissement, enjeux écologiques comme celui de la mobilité… Là où nous ne comprenons plus, c’est face au double langage des MR. Pourquoi les problèmes importants posés par le projet de Soumagne ne les inquiètent nullement dans le cas de Verviers ? Parce qu’à Verviers le MR est au pouvoir et a fait campagne pour le projet Foruminvest ? Parce que le Belzik festival du mentor hervien du MR de l’arrondissement est soutenu par Foruminvest ? Euh… c’est pas limpide.
Heureusement, les libéraux ont trouvé la parade. Il vaut mieux créer un mammouth au centre de Verviers plutôt qu’à Soumagne pour renforcer le remembrement urbain dont le but est d’éviter la fuite des fonctions urbaines vitales et encourager les projets capables de faire revivre le cœur des villes. C’est juste ! Mais faut-il pour cela créer un désert commercial dans les communes alentours ? Faut-il pour cela faire circuler en voitures (il n’y a quasi pas de transports en commun valables vers Verviers) ?...
Non, franchement, nous ne comprenons pas bien la position du MR, pourtant habitué à valoriser à n’importe quel prix les plus grands ensembles commerciaux. Leur soutien serait-il à géométrie variable ou selon des intérêts particuliers ? Ou, plus simplement, ce parti n’aurait-il aucune vision du développement économique et commercial de notre arrondissement à moyen et long terme. C’est pourtant bien de cela dont il a besoin, d’urgence !
Yves Reinkin
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18.02.2008
Les boucles de spa n’ont pas levé le pied pour l’environnement !
Il y a des jours comme ça où je ferais mieux de ne pas ouvrir mon journal. C’est le cas ce matin. Rien de grave apriori à la Une de mon quotidien. Il relate juste, grande photo à l’appui qu’un quelconque coureur automobile a remporté pour la Xème fois les boucles de Spa rebaptisées « Légend » (sans « e » pour faire anglais je suppose). A l’intérieur, deux autres grandes pages sont consacrées à cet « événement » régional. Tous les records ont été battus se félicite le journaliste dont celui de la participation. « De quoi faire vibrer à nouveau les nostalgiques de la grande époque et convertir les plus jeunes », apprécie l’organisateur.
Loin de moi l’idée de jouer au chevalier blanc en brocardant un événement digne du siècle dernier d’où sans doute son nom. Chacun a ses incohérences et, comme le dit M. Dehaene, notre ancien premier ministre, quand on monte au mat, il vaut mieux ne pas avoir de trous dans son pantalon ! Qu’on me permette juste ici de donner le début d’un bref article issu du même journal de ce matin, en page 4, et intitulé : « Il va falloir lever le pied ! ». « La météo, trop belle, est… défavorable pour l’environnement : il va falloir lever le pied, aujourd’hui et demain, partout en Belgique ».
Question : Est-on vraiment certain que c’est la météo qui est défavorable à notre environnement ?
Questions subsidiaires et « réservées » aux habitants de l’arrondissement de Verviers : Sachant qu’un des participants est échevin d’une commune où les « Legend Boucles de Spa » sont passées ce week-end
Sachant que ce dernier refuse la mise en place d’éoliennes parce que ça va, selon lui, faire du bruit (sic) abimer le paysage…
Pouvez-vous nous dire la vitesse du vent au moment où le capo mal fermé de sa Quattro est venu se coller contre le pare-brise, l’obligeant ainsi à abandonner ? Est-ce pour cela qu’il aime si peu cette énergie ?
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22.01.2008
Dérapages à Huy 2 : Didier Reynders adopte notre recette
Incroyable, à peine quelques heures après avoir mis en ligne notre recette contre l’aphonie qu’il subissait face aux dérapages de Mme Lizin (voir ci-dessous), le président du MR a retrouvé la parole. Sans doute a-t-il suivi notre remède contre l’extinction de voix : un bon mélange de fleurs de guimauve, de feuilles de ronces et de fleurs de thym, le tout avec un peu de miel dans une tasse…
Le résultat est prodigieux. Hier, vers 17h, par la voix d’Hervé Jamar, porte-drapeau du président MR dans la région, le parti bleu indiquait que les multiples affaires qui ont émaillé la ville de Huy ne pouvaient pas rester sans conséquence. Car, outre l’affaire de la distribution des tracts, les insultes qu’auraient proférées la bourgmestre étaient sévèrement condamnées par le mouvement réformateur. « Après toutes ces affaires, le MR est en droit de dire stop, non pas au PS mais au comportement d’une personne. De dire : Mme Lizin, si vous voulez poursuivre ce mandat, nous vous invitons à adopter un comportement digne et respectueux. Nous attendons au niveau politique que le PS prenne ses responsabilités ».
Que demander de plus ? Tout simplement que Didier Reynders file notre remède contre l’aphonie à Elio Di Rupo pardi !
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21.01.2008
Dérapages à Huy : Di Rupo et Reynders aphones
Le bruit du silence existe ! Sauf à me démontrer que les attachés de presse du PS et du MR soient partis bras dessus bras dessous en vacances dans les îles ou que leurs fax aient connu un bug sans précédent, les deux présidents des « grands partis démocratiques francophones » se taisent dans toutes les langues à propos des dérapages à répétition de la bourgmestre de Huy.
Bon, d’accord, ce n’est pas simple pour Elio. Alors qu’il cherche péniblement à faire croire que notre pays lui devra sa sauvegarde après l’implosion de l’orange bleue, ce grand pourfendeur des capitalistes mais à la mémoire courte (le PS n’est-il pas au pouvoir depuis 20 ans ?), doit à nouveau supporter les frasques de la passionaria hutoise du nucléaire. Il faut dire qu’en termes d’énergie nucléaire, Anne-Marie a la délicatesse d’une bombe atomique ! « Salope », dit-elle à une « camarade » qui ose penser différemment. « Nazie », balance-t-elle à Monika Dethier-Neumann, députée Ecolo, parce qu’elle a eu l’outrecuidance de poser une question sur la gestion politique de Huy au Ministre Courard. Punaise, trop, c’est trop ! Et Elio, lui, ça lui coupe le sifflet… Pas un mot de tout cela au congrès de son parti le dimanche 20 janvier. Fini les « j’en ai marre des parvenus ». Circulez, y’a rien à voir !
Cela dit, et pour faire bonne mesure, l’absence totale de réaction de l’ennemi juré du mentor des rouges, à savoir le prénommé « didgé » me laisse tout autant perplexe. Dans ce dossier, comme dans bien d’autres, l’amour-haine entre ces deux là tourne au fusionnel. Et on finit par se dire qu’en matière de « scotchage », PS et MR sont les maîtres. Car enfin, Huy est bien dirigée par un cartel PS-MR. Comment comprendre le silence assourdissant des élus libéraux sur les dérapages de la sanguine Anne-Marie ? Bon sang, mais c’est bien sûr, il y a un troisième larron dans l’aventure : Georges Pire (MR). Champion reconnu, et toutes catégories confondues, du cumul des mandats, c’est lui qui a soutenu dur comme fer la mise sur pied d’une majorité rouge-bleue après les élections de 2006. Pensez, « sa » place de député provincial (et les mandats qui y sont liés) était en jeu. La Province de Liège risquait d’être perdue pour le MR. Tout cela valait bien une courbette à l’ex-présidente du Sénat. N’en déplaise à Mrs Reynders et Jamart, Lizin, c’est autre chose qu’Anselme à Namur, n’est-ce pas ?
Alors : silence, fuyons… et faisons les aphones ! Telle pourrait être la morale de cette histoire. En ce qui me concerne, j’inviterai cependant Mrs Di Rupo et Reynders a se préparer le seul bon remède existant contre l’extinction de voix, à savoir, un bon mélange de fleurs de guimauve (ça ils ont l’habitude), de feuilles de ronces (c’est un peu plus délicat à avaler) et de fleurs de thym (pour l’odeur)… Avec un peu de miel dans une tasse, cette recette marche à tous les coups !
Yves Reinkin
Député communautaire Ecolo
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21.12.2007
Benoît Lutgen : sommelier de l’environnement ou marchand de vinaigre
Le ministre de l’environnement de la Région wallonne, l’ardennais Benoît Lutgen, aura joué à la fois le rôle de Saint-Nicolas et de Père fouettard en ce mois de décembre 2007.
Rappelez-vous, il y a peu, notre brave édile cdH faisait une apparition sur les bords de la Vesdre pour déclarer, urbi et orbi, que, lui vivant, on ne recouvrirait pas celle-ci avec un centre commercial. Alléluia dans les rangs des défenseurs de la rivière, de l’association Vesdre avenir à Ecolo et au cdH local. Après des mois et années de combat, un ministre de l’environnement se rangeait enfin à leur thèse : recouvrir une rivière au cœur de la capitale wallonne de l’eau était bien une crétinerie faisant tantôt rire, tantôt pleurer bien au-delà de nos frontières d’arrondissement. Le bourgmestre socialiste verviétois, Claude Desama, pouvait bien s’époumoner, crier au scandale et en appeler à ses camarades ministres PS à Namur, rien n’y ferait… Dans ce dossier, et même s’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, la messe semble être dite et Verviers doit à présent réfléchir à un autre projet de revitalisation de son centre urbain ! La Vesdre restera donc en paix dans son lit pour Noël…, et sans doute pour longtemps encore…
Las, pour Ecolo et tous les protecteurs de notre environnement, la fin d’année est à présent gâchée par le même ministre Lutgen. C’est que, pour lui, le respect du climat et du biotope varie selon ses intérêts ou selon le poids de ses condisciples gouvernementaux. C’est vrai que « Popa » Daerden, c’est autre chose que Desama. Et donc, le petit Benoît, là, n’a pas osé. Là : c’est dans le dossier de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays (CHB). 12,5 km pour 400 millions € (près de la moitié du plan Marshall). Ce jeudi 20, le Bastognard cdH est resté inflexible à la demande Ecolo et à celle des comités de riverains. Pour lui, cette autoroute pour poids lourds au cœur de la campagne liégeoise est une « bonne décision ». Le tram à Liège proposé par d’aucun pour remplacer le projet routier digne d’arrière grand « popa », il est pour aussi… Mais avec quel argent si celui-ci est dépensé dans un projet d’une ineptie sans nom ?… Là, pas de réponse. Une réflexion durable sur la mobilité, c’est pas son truc à lui, ça doit être l’affaire de son collègue cdH Antoine, cul et chemise avec Michel Daerden dans ce dossier !
Noël arrive, les amis. Paix aux femmes et aux hommes de bonne volonté, dit-on. A Verviers, on peut sabrer le champagne. En région liégeoise, on doit boire une piquette… Le grand sommelier de l’environnement que nous avions cru découvrir début décembre n’est en fait qu’un marchand de vinaigre. Et sa politique ne dépend que du bon vouloir des socialistes. Sur les rives de la Vesdre, les édiles rouges sont sans voix, tant mieux pour la rivière. A Liège, « Popa » fait encore la loi au PS, tant pis pour les campagnes, le climat et les émissions de CO2…
Et Bonne année quand même.
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