11.03.2008

Tia Hellebaut, la sportive à lunettes

2048990613.JPGVous ai-je déjà dit que j’étais myope ? Etant jeune, amoureux de football (et toujours Rouches aujourd’hui), j’ai arrêté sa pratique, entre autres parce qu’il était dangereux de pratiquer ce sport en portant des lunettes. A l’époque, les verres de contact étaient encore rares et se brisaient facilement... Et puis, les études étaient là et il était évident, surtout pour mes parents, qu’elles primaient sur le ballon rond.

Ce week-end, c’est donc avec admiration et une pointe d’envie que j’ai applaudi au titre de championne de monde en salle de pentathlon obtenu par l’étonnante anversoise, Tia Hellebaut. Avec son style un rien dilettante et ses lorgnons, elle n’a pas le look traditionnel de l’athlète. Elle ferait plutôt prof ou avocate avec ses grandes « berriques » plantées au beau milieu du visage. D’accord, elle a le style élancé des sauteuses en hauteur. De là à réussir aussi bien au 60 mètres, au 800 mètres, au poids et au saut en longueur… Proficiat, comme on dit de l’autre côté de la frontière linguistique…

Et puis, ce que j’aime vraiment chez cette jeune femme, ce sont ses deux devises : « Sois capable de faire des sacrifices pour vivre ton rêve » et « Rien n’est obligatoire ». Contradictoire, pensez-vous ? Et si l’on trouvait là le secret de sa réussite : Faire ce que l’on a à faire le mieux possible sans se prendre au sérieux ! Il y a là de quoi inspirer plus d’un responsable politique à lunettes, dont je suis.

Ah oui, Tia se rendra à Pékin en août prochain pour participer au concours de la hauteur uniquement. Sûr que sa sagesse lui permettra de réussir une nouvelle fois un bel envol.